Venir en aide aux réfugiés persécutés

François Pinaton est le nouveau coordinateur du bureau suisse pour les réfugiés fuyant la persécution religieuse

Le Bureau aux affaires d'intégration et de religion du Réseau évangélique suisse (SEA-RES) a un nouveau coordinateur. Kathrin Anliker a en effet remis ses fonctions et passé le témoin à François Pinaton, employé au BIR depuis le 1er mai.

Genève / Zürich, le 11 juillet 2017 (sb, mm) – La Bernoise Kathrin Anliker a mis un terme à son engagement au Bureau aux affaires d'intégration et de religion (BIR) après exactement 4 ans à ce poste. Elle réoriente sa carrière autour d'un nouveau défi et passe le témoin à François Pinaton. Après un apprentissage d'agent de transport, il est aujourd'hui coach indépendant et assume différentes fonctions de conseil. Ses mandats lui ont permis d'acquérir une large expérience dans la direction de projets et le coaching. Ces compétences seront désormais aussi mises au service du BIR, fondé dans le cadre du Groupe de travail pour la liberté religieuses (GLR) du RES et qui conseille et soutient les réfugiés qui ont dû fuir leur pays pour des motifs religieux.

Bilan positif
C'est en 2013 que Kathrin Anliker a débuté au BIR, alors que ce nouveau bureau venait d'être créé: "Pendant 4 ans, mon travail m'a donné un aperçu dans le vie de nombreuses personnes. J'ai appris à les connaître et me suis investie pour eux. Certains ont ensuite été renvoyés de Suisse. D'autres ont pu faire venir leur famille. Certaines situations été très difficiles et d'autres m'ont donné beaucoup de joie." Soutenir des personnes parmi les plus vulnérables dans notre pays était particulièrement important pour elle. C'est maintenant en tant que gestionnaire de l'Hotel Alpina à Kandersteg qu'elle poursuivra son engagement. Son fiancé et elle ont aussi à coeur d'utiliser cet hôtel comme un lieu d'intégration pour des travailleurs réfugiés. Kathrin Anliker occupera encore un petit temps partiel au BIR jusqu'à fin août. 

Défendre la cause des plus faibles
C'est avec beaucoup d'élan et de motivation que François Pinaton est entré dans ses nouvelles fonctions. "Je désire soutenir ces personnes qui ont beaucoup perdu et qui sont forcées de prendre un nouveau départ", affirme François Pinaton. "Le travail du BIR permet de venir en aide à des personnes qui sont dans la détresse et qui n'ont souvent personne pour défendre leur cause. C'est un privilège pour moi, ajoute-t-il, de pouvoir investir une partie de mon temps de travail pour celles et ceux qui souffrent et sont persécutées"

Dans le bain dès ses premières heures
Dès sa première semaine de travail, François Pinaton a été confronté à son premier cas. Une famille entière, convertie au christianisme, était sur le point d'être renvoyée vers un pays où la liberté de croyance n'est pas respectée. Les contacts avec les avocats, autorités et experts ont dû être activés en quelques heures, plongeant immédiatement le nouveau collaborateur dans le quotidien qui l'attend au BIR. Il n'est en effet pas rare que ce travail doive être mené dans l'urgence, avec des temps de réactions être très courts et des enjeux vitaux. Le coordinateur est entouré d'une équipe interculturelle qu'il peut impliquer de cas en cas, pour s'orienter dans la complexité interculturelle des situations à décoder.